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Ville du Nord dans la région du Nord-Pas-de-Calais, Santes fait partie du canton d'Haubourdin. Située à 20 mètres d'altitude et voisine des communes d'Hallennes-lez-Haubourdin et d'Haubourdin, 5 090 habitants (appelés les Santois et les Santoises) résident sur la commune de Santes sur une superficie de 7,6 km² (soit 672,4 hab/km²). La plus grande ville à proximité de Santes est la ville d'Haubourdin située au Nord-Est de la commune à 2 km. Le maire de Santes se nomme Monsieur Philippe BARRET .
Si Santes se développa à partir du milieu du Moyen Age, le sol de la commune fut occupé à l’époque néolithique comme le prouvent les différents sites en bordure des marais où abondent de nombreux silex taillés. Différentes trouvailles de l’époque gallo-romaine ont été également mises à jour en différents endroits : trésor de monnaies romaines, urnes funéraires… Une des premières mentions de Santes est celle de 1185, année où l’église St-Pierre fut donnée par l’évêque de Tournai à la collégiale St-Pierre de Lille. Santes propriété alors de la famille de Wavrin eut pour seigneur à partir de la fin du XIVème siècle l’illustre famille des de Lannoy, dont de nombreux membres furent chevaliers de l’ordre de la Toison d’Or.  Autour de l’église, une activité agricole se développa au fil des siècles. Sur le point le plus haut du village, près de la route nationale 41, trois moulins à huile et à blé furent édifiés. Dans la partie basse en bordure des marais, l’activité était tournée vers l’exploitation des bois, le rouissage du lin, l’exploitation des tourbières et la pêche dans le canal de la Deûle et dans le Grand et le Petit Claire : deux vastes étendues d’eau, formées par un ancien méandre de la rivière Deûle.
Le village eut à souffrir des nombreux passages de troupes que subit le Nord, carrefour des invasions et des guerres. Entre 1478 et 1482, le village et l’église furent brûlés par les armées du roi Louis XI. L’église St-Pierre fut alors reconstruite et elle est parvenue jusqu’à nos jours, subissant quelques petites modifications architecturales et traversant les nombreux conflits. En août et septembre 1641, les Santois s’enfuirent devant les armées françaises qui attaquèrent Lille. De 1708 à 1713 Santes endura l’occupation hollandaise et de 1815 à 1818 après les guerres napoléoniennes : l’occupation saxonne. Cette dernière occupation valut à Santes la visite du général Wellington, pour qui une grande fête, suivie d’un feu d’artifice, fut donnée dans le Grand Château seigneurial de Maugré (emplacement de l’actuelle mairie) en septembre 1818. Au XIXème siècle, le village connut des mutations importantes par l’assèchement des marais dans la deuxième moitié du siècle, par le passage du chemin de fer en 1866-1867et par l’installation de deux industries : la sucrerie-raffinerie Bernard en 1835 dans le quartier de Maugré et la blanchisserie-teinturerie et filterie Wallaert Frères en 1863 en bordure du canal de la Deûle. Cette dernière industrie développa le quartier du Marais amenant une extension de Santes vers la Deûle, par la construction de cités ouvrières, d’une église et d’un orphelinat. Santes fut alors divisée en 1907 en deux paroisses : St-Pierre et le Marais, marquant également une coupure au sein de la population et une rivalité des deux quartiers. Santes atteint alors 2500 habitants à la veille de la première guerre mondiale. Au cours de cette Grand Guerre, le village subit quatre années d’occupation très dure pour les civils. De nombreux blockhaus toujours existants témoignent de cette période et de la ligne de fortification que les Allemands édifièrent dans Santes pour protéger leur gros canon de marine qui avait une portée de 37 km. Durant la deuxième guerre, les combats de mai-juin 1940 lors de la bataille d’Haubourdin et ceux de septembre 1944 le long de la RN 41 lors de la Libération affectèrent également le village et ses habitants.
La fin du XXème siècle a marqué une nouvelle mutation avec la fermeture des deux industries : la sucrerie en 1962 et l’usine Wallaert Frères en 1975. Santes est devenue une ville résidentielle de la banlieue lilloise dépassant les 5 000 habitants et se distinguant par deux nouveaux pôles : le Port de Santes développé depuis 1972 en bordure nord du canal et le parc de la Deûle en bordure sud.
Lien : http://patrimoinesantois.free.fr
La sucrerie-raffinerie Bernard vers 1908 (DF)

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| Plan des trois moulins, rue Clémenceau, en 1814. (AMS |
Guilbert de Lannoy seigneur de Santes ( fin XIVème ) (Recueil d’Arras) |
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